La sensualité au cœur du marché Camerounais : The Sexy Chemical Company

L’Afrique en général, le Cameroun en particulier, est propriétaire d’une longue liste de sujets tabous. Parmi ces derniers, la sensualité, qui est estimée “mauvaise” dans nos mentalités, et qui pourtant, est un plan important dans notre épanouissement. Une jeune entrepreneure l’a compris, a décidé de l’exploiter, et d’aller au travers de ces barrières. Elle a mis au monde une entreprise, The Sexy Chemical Company, spécialisée dans la production de bougie de massage (du Made In Cameroon, In Africa, comme on aime et soutient). C’est notre contributeur camerounais, Thierry NGUEFACK, qui a initié cet échange productif.

 

Thierry NGUEFACK : Bonjour, pourrais-tu te présenter brièvement à nos chers lecteurs ?

MBONO SAMBA Léa : Bonjour, je m’appelle MBONO SAMBA Léa, âgée d’une vingtaine d’années, je suis en charge de la création et de la production de bougies de massage pour The Sexy Chemical Company. Titulaire d’un Master II en Biologie Moléculaire obtenu à l’Université de Douala, j’ai cumulé plusieurs expériences en laboratoire médical, pharmacie, R&D puis engrais. C’est en octobre 2015 que je suis devenue chef de projet pour The Sexy Chemical Company et depuis, je travaille à développer la marque.

Bougie WARMTH INVASION / Crédit Photo : The Sexy Chemical Company
Bougie WARMTH INVASION / Crédit Photo : The Sexy Chemical Company

 

T.N. : The Sexy Chemical Company qu’est-ce c’est ? Et Comment t’es venue l’idée de créer cela ?

M.S. Léa : The Sexy Chemical Company est un atelier spécialisé dans la production de bougies de massage. Ce sont des produits cosmétiques particuliers ayant l’apparence de bougies coulées dans des pots et dont la cire fond et se transforme en huile une fois la mèche allumée.

L’idée du projet est née d’une part, suite à la nécessité d’alléger et de simplifier les procédés de massage maison. Et d’autre part, suite à l’intérêt préalable que nous avions pour les bougies parfumées, lesquelles, ont abouti aux bougies de massage. Avec ces produits, nous souhaitons offrir au plus grand nombre un moyen rapide, facile et efficace pour éliminer le stress.

Pour garder le cap et avancer, je pense que la clé, c’est de se remettre constamment en question, Léa MBONO.

 

T.N. : Léa, tu es si jeune et pourtant déjà entrepreneure. Comment as-tu pu te convaincre d’oser ?

M.S. Léa : Je n’ai jamais eu spécialement peur d’entreprendre. J’ai toujours été assez autonome et je ne me suis jamais imaginé travailler pour une entreprise externe toute ma vie. Dès 17 ans, en plus de mes études ou stages, je faisais un peu de commerce. Je revendais des bijoux, des parfums, etc. J’ai apprécié toutes mes expériences professionnelles, mais je n’ai jamais réussi à me sentir pleinement intégré dans les valeurs qu’elles prônaient. Je souhaitais faire partie d’un projet alliant l’innovation à l’audace, et c’est ce que je retrouve avec The Sexy Chemical Company.

 

T.N. : Comme dans chaque parcours, tu as dû être confrontée à quelques difficultés. Peux-tu nous en dire un peu plus sur les obstacles de cette entreprise, et nous dire comment tu as garder le cap à chaque fois et avancer ?

M.S. Léa : Notre plus grosse difficulté a été de caractériser notre population cible et de réussir à l’atteindre. Au début, nous dépensions beaucoup en communication pour un retour sur investissement très faible. Après analyse des résultats, nous avons choisi de totalement changer de stratégie, et la différence s’est fait ressentir. Pour garder le cap et avancer, je pense que la clé, c’est de se remettre constamment en question.

Bougie FROZEN KISS / Crédit Photo : The Sexy Chemical Company
Bougie FROZEN KISS / Crédit Photo : The Sexy Chemical Company

 

T.N. : Quelle est ta vision en tant que jeune femme/homme. Et quel est selon toi ton apport en tant que jeune femme/homme africain(e) pour le continent ?  

M.S. Léa :  En tant qu’être humain, j’aimerais contribuer à briser les préjugés. Malheureusement, on a encore beaucoup tendance à vouloir mettre des personnes et même des initiatives dans des cases. Quand nous avons commencé The Sexy Chemical Company, le nom, le logo, le slogan, l’ensemble de la ligne éditoriale a été classé « mauvais genre » par certaines personnes, qui estimaient que la sensualité n’avait pas sa place en communication.

En tant qu’africaine, mon combat est le même. Je veux montrer que ce n’est pas parce que vos choix de vie ne correspondent pas de la norme qu’ils sont mauvais. Vous n’êtes pas obligés de suivre les traces de vos prédécesseurs, vous pouvez faire les choses à votre façon.

 

T.N. : Quel message aimerais-tu leur faire passer aux jeunes africains/entrepreneurs aujourd’hui ?

M.S. Léa : Nous avons la chance d’avoir un sol riche, mais aujourd’hui, il est temps de passer à une industrie secondaire et de capitaliser sur l’industrialisation. Parce que c’est la transformation des matières qui crée la plus-value, que ce soit économique ou intellectuelle (technologies, brevets, marques, etc.).

Processus d'utilisation des bougies / Crédit Photo : The Sexy Chemical Company
Processus d’utilisation des bougies / Crédit Photo : The Sexy Chemical Company

Quelque chose de plus à rajouter ?

M.S. Léa : Merci Thierry pour l’échange.

 

Pour plus d’informations à propos de notre invitée, veuillez consulter les liens web suivants :  

Facebook : https://www.facebook.com/TheSexyChemicalCompany/

Site web : https://thesexychemicalcompany.wordpress.com

 

Par Thierry NGUEFACK, Contributeur EA Cameroun

 

Ashley N.

Je suis une africaine passionnée, qui voit et croit au potentiel de l’Afrique
Je compte bien partager avec vous cette passion, vision et croyance, en parlant éducation, environnement, santé, cuisine, car ce sont domaines qui me tiennent très à cœur. Cela n’exclut pas la rédaction sur d’autres thématiques, en cas d’intérêt profond.

Ashley N.

Ashley N.

Je suis une africaine passionnée, qui voit et croit au potentiel de l’Afrique Je compte bien partager avec vous cette passion, vision et croyance, en parlant éducation, environnement, santé, cuisine, car ce sont domaines qui me tiennent très à cœur. Cela n’exclut pas la rédaction sur d’autres thématiques, en cas d’intérêt profond.

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