Bernice Dapaah: le pari réussi d’un entrepreneuriat durable

Bernice DAPAAH, une jeune Ghanéenne, fondatrice de Ghana Bamboo Bikes qui est est une marque de vélo créée à base de bambou: ce qui est un véritable pari sur l'avenir. 

En effet, c'est lors d'une cérémonie dans le cadre dClinton Global Initiative University: un concours international qui rassemble des étudiants et des universitaires autour de projets durables, écologiques et vecteurs de paix dans le monde que la jeune ghanéenne a pu présenter son projet pour la première fois. 

Ces vélos ont été créés dans un but bien précis: permettre la vente locale des vélos écologiques afin d'éviter les importations: ce qui réduit l'impact écologique tout en créant de l'activité localement.

D'une façon pratique, ce travail de fabrication de vélos écologiques est artisanal. Les femmes qui travaillent dans cet atelier ramassent les branches de bambou sur place et assemblent les matières: un véritable travail manuel qui nécessite de la main d'oeuvre et donc la création d'emploi. C'est ainsi que la naissance de ces vélos écologiques a permis la création d'environ 35 emplois en milieu rural. 

 

Voici dessous un message de la fondatrice qui explique elle-même pourquoi elle s'est lancé dans ce projet. 

« Il y a quelques années, je me suis rendue compte que les vélos qu’on utilisait au Ghana n’étaient pas forcément adaptés aux besoins de la population. Ils permettent de rouler uniquement sur des routes en bon état, alors que c’est rarement le cas à la campagne. En plus, comme ce sont des vélos qu’on importe, ça ne crée pas d’emplois et ça ne développe les compétences de personne. Par ailleurs, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de bambou sauvage au Ghana, et que c’était une ressource qu’on pouvait utiliser pour fabriquer des vélos […] Fabriquer des vélos en bambou présente également de nombreux avantages sur le plan économique. C’est un matériau solide, donc les vélos sont bien plus résistants que les bicyclettes ‘classiques’, d’autant plus que le cadre et le porte-bagage sont liés. Du coup, ces vélos n’ont pas besoin d’être remplacés tout le temps. Et s’il faut les réparer, les matériaux, les outils et les compétences sont sur place. Ils peuvent donc transporter des charges bien plus importantes que les vélos ‘classiques’ – des marchandises par exemple – et permettent de circuler sur des terrains accidentés » (Source : observers.france24.com)

 

On peut dire que ce projet novateur a gagné un pari: celui de miser sur un entrepreneuriat que l'on pourrait qualifier de social et durable puisqu'il permet de répondre à une problématique d'ordre écologique tout en générant des emplois. 

Nous souhaitons beaucoup de succès à cette jeune entrepreneure et espérons que cela inspirera d'autres ghanéens et africains à poursuivre leurs rêves d'entreprendre un jour. 

Sources principales: Observers France 24 et Mr Mondialisation.org (Think tank informel et citoyen francophone).

Mots clés: Entrepreneuriat social; écologie; emplois; Afrique

Sandrine NAGUERTIGA

Consultante et formatrice, je suis passionnée par tout ce qui attrait au digital. Tech-entrepreneure et blogueuse (Mondoblog-RFI), j’accompagne les porteurs de projets dans leurs projets de créations d’entreprises et les entreprises dans leur stratégie de communication digitale. Je fais partie de ces personnes qui croient en cette Afrique fascinante et aux nombreux talents cachés mais bel et bien présents. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi, à travers la création d’ “Entreprendrelafrique.com” de contribuer à la promotion de cette Afrique qui inspire et qui gagne. Je communique tant par passion que par détermination, ce qui fait qu’il est très difficile de m’arrêter quand je me lance.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *